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Association Energie Citoyenne
"Décinois, prenons notre avenir en main "

 

 
 

 

 

« Tout le monde veut sauver la planète, mais personne ne veut descendre la poubelle » : Jean Yanne

On a frôlé la catastrophe lors des négociations sur le climat à Durban

feuilles_et_eau1A Durban en Afrique du Sud, l'hypothèse d'une suspension pure et simple des négociations a été évoquée. Les discussions ont pris des allures de marathon et ont abouti après quatorze jours et plusieurs nuits blanches de négociations à une feuille de route vers un accord en 2015.
Le retard pris par les discussions n'empêchent finalement pas un accord qui permet d'écrire une suite au protocole de Kyoto, et, d'éviter ainsi un nouvel échec deux ans après l'immense déconvenue de Copenhague.
Un avenir après 2012 pour le traité international sur le climat
A ce jour, seul le protocole de Kyoto est en vigueur depuis 2005. Il fixe des objectifs de réduction de gaz à effet de serre à une quarantaine de pays industrialisés. Les pays en développement exigent de nouveaux engagements à l'issue de cette première période de fonction 2008 - 2012. Une seconde période est prévue et sa durée doit être débattue.
Un fonds vert, maintenant opérationnel
Acté à Cancun en 2010, ce fonds vert est maintenant opérationnel. Mécanisme financier pour aider les pays en développement à faire face au changement climatique, il doit acheminer des financements à partir de 2013 jusqu'en 2020. Date à partir de laquelle les pays industrialisés ont promis de verser chaque année 100 milliards de dollards.
Contrôle et transparence des actions
La mise en oeuvre de certaines décisions de Cancun sur le sujet de la transparence et de la vérification possible des actions de réductions des gaz à effet de serre des pays était aussi l'un des enjeux de ce sommet. Le texte adopté offre des pistes pour mieux suivre les actions menées au fur et à mesure et pas seulement à la fin en vérifiant après coup si l'objectif fixé est atteint.

 

Nouveau record de la fonte des glaces arctiques
glace_arctique1 La superficie des glaces de l'Arctique, l'un des éléments clés du thermostat de la planète à atteint son niveau le plus bas depuis le début des observations par satellite en 1972.
Les glaces du pôle nord ne couvrent plus que 4,24 millions de kilomètres carrés, il s'agit là d'un minimum historique.
Le recul de la glace de mer ne peut plus être expliqué par la variabilité naturelle d'une année sur l'autre.
Les températures dans la région artique ont augmenté deux fois plus vite que les températures moyennes au cours des cinquante dernières années.

 

Le vide de l'après Kyoto

 

coucher_soleil_2La période d'engagement du Protocole de Kyoto qui impose aux pays industrialisés (à l'exception entre autres des Etats-Unis et de la Chine qui ne l'ont pas ratifié) de réduire leur gaz à effet de serre (GES) d'environ 5% par rapport à 1990, expire fin 2012.
Certains pays en développement exigent une deuxième période d'engagement au nom de la "responsabilité historique" des pays industrialisés dans le changement climatique. Mais plusieurs pays le Japon en tête, ont clairement indiqué qu'ils ne signeraient pas pour une deuxième période, jugeant injuste de se lier légalement à des objectifs chiffrés pendant que les deux plus grands émetteurs de CO2 que sont les USA et la Chine ne le sont pas.
La suite à donner au Protocole de Kyoto, seul traité contraignant sur le climat est l'un des points sensibles des négociations internationales sur la lutte contre le réchauffement climatique de la planète. Les pays industrialisés doivent tout faire pour trouver une solution à l'après 2012 afin d'éviter un vide qui semble pourtant de plus en plus.....inévitable.

 

Bilan de notre action "Nettoyons la Nature" du 7 mai 2011

C'est avec un certain enthousiasme et une gaieté évidente que s'est déroulée cette action citoyenne de nettoyage des berges du canal. Pas moins de 250 canettes, 495 bouteilles en verre et 310 kg de déchets divers ont été retirés de nos lieux de détente et de promenade. La journée fut close par un pot convivial et festif avec le sentiment d'avoir accompli une action nécessaire et responsable pour la nature.

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  Pour visionner le diaporama de l'action "Nettoyons la nature"du 7 mai 2011 c'est ici

 

L'avenir des renouvelables passe par l'inovation
   

Certes, l’avenir des renouvelables dépend en partie de choix politiques et notamment celui de pénaliser ou pas les émissions de carbone, mais avant tout c’est dans les laboratoires que tout se joue. La faible densité énergétique, l’intermittence de production ou le coût du process de fabrication du matériel ne permettent pas à ces énergies d’être totalement efficaces.

Pour être pleinement efficientes ces énergies ont un besoin vital d’innovations technologiques afin d’augmenter leur efficacité et de réduire leur prix.
Pour parvenir à les améliorer, la recherche n’offre pas partout les mêmes marges de progression, rapide tour d’horizon sur quelques classiques renouvelables.

eolienne4 L’éolien
En matière d’éolien, les pistes d’amélioration consistent presque exclusivement à allonger les pales puisque la puissance dépend de la surface de vent captée. Cela génère d’énormes problèmes d’ancrage au sol ou au fond des mers, surtout lorsque le vent devient tempétueux.
On comprend donc que la recherche concentre ses efforts sur la minimisation des coûts en béton et en acier de ces dispositifs d’ancrage.
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Le solaire photovoltaïque
Bien plus vaste est la marge de progression du solaire photovoltaïque. En effet sous nos latitudes chaque mètre carré de sol reçoit l’équivalent d’environ 180 W (1kWh) aux meilleures heures de la journée. Or, les rendements des panneaux solaires ne dépassent toujours pas

10%, et ce, pour un prix cinq fois supérieur à celui du fossile ou du nucléaire.
Une percée technologique ouvrirait l’accès à une véritable manne énergétique, et tous les spécialistes sont unanimes, le solaire a un potentiel d’innovation incroyable, c’est l’énergie du XXIe siècle.
En attendant de pouvoir améliorer le rendement du photovoltaïque, en réduire le coût favoriserait déjà son développement.

  • La première piste consiste à fabriquer du silicium moins cher, rappelons que ce matériau représente la moitié du coût du watt.
  • La seconde piste n’est autre que d’utiliser le silicium en couches ultrafines déposées sur un verre à la façon d’une peinture avec malheureusement une baisse de rendement très significative.
  • D’autres pistes se dessinent comme le remplacement du silicium  par des composés organiques style polymère. Actuellement les cellules de ce procédé n’affichent qu’un faible rendement et une durée de vie extrêmement courte.
colza1 Les agrocarburants
C’est acquis, les agrocarburants souffrent de rendements déplorables , un litre d’éthanol de blé économise moins de 30% de CO2 par rapport à un litre d’essence au prix d’une dépense considérable et de la mobilisation d’environ 10000m² de terres agricoles pour 1500 litres
annuels d’éthanol, ce qui fait d’ailleurs flamber les prix des denrées alimentaires de base. Afin d’augmenter les performances de ces agrocarburants de nouvelles espèces végétales sont à l’étude moins exigeantes en fertilisants, pesticides et en eau. Champignons, enzymes, bactéries, réactions à haute pression et haute température, pyrolyses, torréfactions voici quelques unes des pistes explorées. Mais l’une d’entre elles suscite plus d’enthousiasme que les autres, il s’agit des microalgues et de leurs étonnantes performances. Ces organismes de 2 à 40 micromètres sont capables de synthétiser 80% de leur poids en lipides susceptibles d’être ensuite convertis en bio-diesel avec un rendement 30 fois supérieur au colza ou tournesol.
barrage_hydroelectrique2 L’hydroélectricité
Les barrages hydrauliques équipés d’un dispositif pour remonter l’eau grâce à une station de pompage turbinage, et réunissant deux plans d’eau situés  l’un sous l’autre constituent une solution qui génère très peu de perte avec un rendement de 90%. La construction du dispositif
est coûteuse et il faut mettre en jeu des volumes considérables car pour une dizaine de kWh (l’équivalent d’un kilo de pétrole) il faut remonter 100 mètres plus haut….43 tonnes d’eau.
Mais nous avons également les énergies marines qui utilisent des flux naturels fournis par les mers et océans. L’hydroélectricité marine, bien que faisant appel à certaines technologies déjà connues depuis longtemps telle que l’usine marémotrice de la Rance, mais aussi à des technologies expérimentales comme les éoliennes sous-marines, conserve un coût très élevé.
La bataille qui s’engage pour les renouvelables est donc riche en possibilités d’offensives technologiques. Le nerf de cette guerre reste le financement de la recherche, et, c’est littéralement à ce prix que les renouvelables s’inventeront un avenir digne de ce nom.

 

Cancún : un bien modeste accord
photo_fumée_industrielle5A Cancún, près de 200 pays ont adopté une série de mécanismes, certes encore embryonnaires, afin de lutter contre le changement climatique. Les ambitions modestes de ce rendez-vous n'étaient autres que de redonner vie au processus de négociation onusien très fortement ébranlé par l'énorme déception du sommet de Copenhague.
Un texte de compromis a reçu l'approbation des 194 pays de la convention de l'ONU sur le climat, ainsi de nombreux points de l'accord politique de Copenhague ont été ratifiés.
En conséquence l'objectif de limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 2°C au-dessus des niveaux pré-industriels est entériné. Malgré cette validation le texte n'apporte aucune nouveauté sur le niveau de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et surtout aucune contrainte n'est approuvée afin d'atteindre cet objectif.
Promis à Copenhague, le fonds vert de 100 milliards de dollars par an prévu à partir de 2020 aura un conseil d'administration avec représentation équitable entre pays développés et pays en développement. La banque mondiale servira d'administrateur provisoire durant trois ans.
Quant à la déforestation le texte pose les bases d'un mécanisme visant à la réduire, car n'oublions pas que celle-ci est à l'origine de 15 à 20% des émissions de GES.
Le protocole de Kyoto est le seul traité juridiquement contraignant sur le climat en vigueur à ce jour. Nous devons entretenir l'espoir que les négociations soient suffisamment avancées pour le remplacer lors du prochain grand rendez-vous climat fin 2011 à Durban en Afrique du sud.

 

Cancun, l'improbable accord
   
photo_fumee_industrielle3 De retour du Mexique où elle a participé à la dernière réunion préparatoire du sommet de Cancun, la commissaire de l'Union Européenne chargée du climat craint une absence de résultat lors des prochaines négociations de l'ONU sur le climat qui se tiendra du 29 novembre
au 10 décembre 2010.
Seule la volonté de compromis des pays impliqués pourra sortir le processus de l'ornière. Les Etats Unis et la Chine, les deux principaux pollueurs de la planète sont pour l'instant opposés à toute obligation juridiquement contraignante en matière de réduction des gaz à effet de serre. La réunion de Cancun ne sera pour cette raison qu'une étape. L'espoir de signature d'un accord juridiquement contraignant a été renvoyé à la prochaine conférence prévue fin 2011 en Afrique du Sud.

 

Nagoya : Le sauvetage de la biodiversité

 

photo_papillon1Malgré l’absence des Etats-Unis et des divergences Nord Sud, un accord international a été trouvé à Nagoya (Japon) par 193 pays membres de la Convention sur la diversité biologique.

Il s’agissait de fixer des objectifs à atteindre d’ici à 2020 qui doivent permettre d’en finir avec l’érosion de la biodiversité et la disparition accélérée d’espèces. Les délégués se sont mis d'accord sur un plan en vingt points, sur la protection des stocks de poissons, la lutte contre la disparition ou la dégradation des habitats naturels parmi lesquels les forêts et la conservation de vastes zones marines ou terrestres. Un objectif de 17% d’aires terrestres protégées et de 10% de zones marines et côtières est fixé aux Etats (contre respectivement 10% et 1% actuellement). Des «efforts spéciaux » devront être menés sur les récifs coralliens. Certaines subventions néfastes pour l’environnement devront être éliminées ou réduites progressivement. Cette dernière mesure aura des conséquences très importantes sur les secteurs de la pêche et de l’agriculture, notamment en France.
Réclamé avec force par les pays en développement ce protocole de Nagoya va désormais régir à partir de 2012 les sensibles relations commerciales et scientifiques entre les pays du sud détenteurs de la plupart des matériaux biologiques issus de la faune et de la flore et les pays du nord utilisateurs de ces molécules, extraits naturels et gènes dont les industries pharmaceutiques et cosmétiques sont friandes. Toute industrie ou organisme de recherche devra désormais déposer une demande d’accès au pays fournisseur, obtenir un consentement des populations autochtones, respecter les savoirs traditionnels, et rédiger un contrat qui stipule le partage des bénéfices espérés par l’exploitation de futurs brevets. Chaque pays devra mettre en place une procédure de surveillance des canaux commerciaux et scientifiques. En théorie, c’est la fin de la biopiraterie.
La mobilisation des ressources financières sera mieux définie à la prochaine réunion des parties qui se tiendra en 2012 en Inde.

Après l'échec de la conférence mondiale de Copenhague, souhaitons que cet accord historique envoie un signal fort et positif en direction des négociations sur le climat qui se trouvent dans l'impasse en raison des divergences de positions entre pays riches et pays pauvres sur le partage du coût de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Les négociations sur le climat doivent se tenir du 29 novembre au 10 décembre 2010 à Cancun au Mexique.

 

Bilan de notre action "Nettoyons la Nature" du 25 septembre 2010
photo_net2 Outre les 352 canettes et 338 bouteilles en verre, des déchets totalement inattendus comme une bouteille de gaz, cadre de vélo ou lit en bois et bien entendu la panoplie habituelle des sacs en plastique et papier en tout genre. En quelques heures une trentaine de décinois ont retiré 350 kg de déchets qui polluaient nos lieux de détente et de promenade.
  Pour visionner le diaporama de l'action "Nettoyons la nature"du 25 septembre 2010 c'est ici  

 

Des renouvelables pas si vertueuses

Dans l’opinion mondiale, les énergies de demain portent une image rassurante, elles se targuent de préserver l’environnement et la biodiversité tout en apportant à l’humain les ressources énergétiques dont il a besoin. Mais qu'en est-il réellement, sont-elles aussi vertueuses que nous le pensons ? Ecartons le voile de vertu qui recouvre quatre de ces énergies afin de se faire une opinion plus précise sur ces renouvelables.    

stere_de_bois1Biomasse
Emissions par KWH : 55g de CO2
Impacts environnementaux et sanitaires : pollution atmosphérique, pollution par pesticides et fertilisants si cette biomasse est produite intensivement, réduction de la biodiversité.

La combustion de biomasse (bois, déchets végétaux) libère une grande quantité de polluants atmosphériques : particules fines, monoxyde de carbone, oxyde d’azote, composés organiques volatils, hydrocarbures aromatiques polycliniques, etc… Dans les pays du sud, les maladies respiratoires qui en résultent tuent 1,6millions de femmes et d’enfants par an soit plus que le paludisme. Dans les nations industrialisées, le problème a longtemps été négligé, mais il commence à émerger. En Europe 60% de la pollution carbonée hivernale serait due aux feux domestiques. Par ailleurs, les biocarburants, qui sont un usage particulier de la biomasse reposent sur l’agriculture intensive, très polluante en pesticides et fertilisants et gourmande en eau. Le développement d’une telle agriculture au détriment des espaces naturels (forêts, jachères, prairies au nord, forêt tropicale au sud) porterait inévitablement de graves coups à la biodiversité.


barrage_hydroelectriqueHydroélectricité
Emissions par KWH : 8g de CO2
Impacts environnementaux et sanitaires : Destruction de milieux naturels, détérioration de la qualité de l’eau, érosion accrue des deltas. Au sud , maladies liées à l’eau, production de méthane.

Les barrages noient généralement des zones humides particulièrement riches  biologiquement et parfois même protégées par des conventions internationales. En outre, ils piègent les alluvions qui font ensuite défaut en aval. Le barrage d’Assouan, par exemple, provoque depuis sa création une érosion aussi rapide  qu’inexorable du delta du Nil, qui recule par endroits de plusieurs dizaines de mètres par an. Par ailleurs les apports en limon des crues étant bien moindres, cela entraîne un usage accru des fertilisants par l’agriculture. Des problèmes qui se retrouvent sur la plupart des grands deltas, du Gange au Danube en passant par le Mississipi…. ou le Rhône. De plus l’augmentation de la température de l’eau réduit son contenu en oxygène, ce qui gêne la vie aquatique et provoque des pullulations d ‘algues unicellulaires, les cyanophycées, susceptibles de sécréter des neuro-toxines. Dans les pays du sud, la construction de barrage favorise souvent les maladies liées à l’eau : bilharziose, paludisme, onchocercose, fièvre de la vallée du Rift….


eolienne2Eolien
Emissions par KWH : de 9 à 25g de CO2
Impacts environnementaux et sanitaires : Bruit, choc avec les oiseaux, impact paysagé.

L’éolien fait périodiquement l’objet de réactions locales de rejet, principalement fondées sur son impact paysagé. Plus concrètement, un impact sur les oiseaux, notamment migrateurs, a été constaté. Mais il varie selon les sites et peut être minimisé en évitant l’installation dans les couloirs de migration. Enfin le bruit, bien que faible, il n’en reste pour le moins bien réel, et mieux vaut tenir les zones d’habitation loin des éoliennes. La solution de l’offshore règle  ces problèmes, mais suppose de doubler l’investissement, renchérissant le KWH de 30 à 50%.


panneau_solaireSolaire photovoltaïque
Emissions par KWH : de 60g de CO2
Impacts environnementaux et sanitaires : sous produits de la fabrication des panneaux et des batteries, cadmium, plomb, métaux lourds.

Les impacts locaux du solaire sont très réduits, ni bruit ni rejet, et sur le plan visuel une relative discrétion. Au cours du processus de production des panneaux et batteries, les rejets dépendent grandement des technologies employées pour leur fabrication. Les principaux problèmes sont les rejets de plomb, de cadmium, et éventuellement d’autres métaux comme le zinc. Mais au final, il apparaît que le solaire fournit une électricité assez propre…mais qui est malheureusement la plus chère de toute la panoplie des renouvelables.


Que conclure de ce cortège de "vices" cachés ? Que les renouvelables sont bonnes à mettre à la benne ? Que toutes les énergies se valent ? Certainement pas. D’abord parce qu’il nous faudra de toute façon apprendre à vivre avec les renouvelables qui, par définition, resteront seules en lice à terme, par disparition de leurs concurrentes. Ensuite, parce que ces concurrentes ont elles-mêmes un sacré casier judiciaire, que ce soit en matière de destruction d’écosystèmes, de santé publique ou d’impacts sociaux ! Reste qu’il faut sortir d’un certain évangélisme.
Les solutions ne sont ni blanches ni noires, mais plus ou moins grises, notamment du fait que les atteintes à l’environnement peuvent prendre des formes différentes. Pour être efficaces, les renouvelables comme toutes les thérapies, doivent être prescrites après un diagnostic précis et une posologie adaptée, qu’il convient de ne pas dépasser. Sous peine de dégrader encore l’état d’une planète déjà bien malade.

 

 La course contre la montre climatique
photo_montre_gousset Avec 3 milliards d’humains supplémentaires à accueillir d’ici à cinquante ans, des réserves de pétrole qui s’épuisent, un réchauffement climatique toujours plus menaçant, la question de l’énergie s’impose comme un des enjeux majeurs du siècle à venir.

Alors que l’éolien et le solaire jouent les premiers rôles dans l’idée que l’on se fait des renouvelables , ils ne représentent à eux deux que moins de 2% de l’énergie mondiale. A l’inverse ce sont la biomasse (essentiellement du bois de chauffage) avec 10,6%, l’hydroélectricité avec 2,5% qui constituent le gros bataillon de ces nouvelles énergies.

La biomasse, pratiquement tout le monde en convient, ne peut raisonnablement faire plus que doubler d’ici 2030. Ce dont il est question, c’est de biomasse renouvelable, c’est à dire provenant de forêts qui se régénèrent. La biomasse issue de la déforestation n’est nullement renouvelable, au contraire, elle émet plus de CO2 que le charbon.
Mais des obstacles surgissent, certains pays ne disposent que de faibles surfaces forestières. En outre, la production massive de bois d’énergie poserait des problèmes de disponibilité des terres, voire de concurrence avec le bois d’œuvre. De plus, le bois est lourd et ne se transporte qu’au moyen d’une consommation d’énergie non négligeable. Le chauffage au bois est donc surtout efficace si le lieu d’utilisation est proche du lieu d’exploitation, une limite à prendre en compte lorsque l’on sait que les deux tiers de l’humanité vivront en ville en 2025, dont beaucoup dans des mégapoles….Et quid des biocarburants, qui sont un cas particulier de l’utilisation de la biomasse, les biocarburants actuels basés sur des plantes alimentaires ont non seulement un rendement faible, mais font concurrence aux usages alimentaires.

Le doublement de la production de l’hydroélectricité, second poids lourd des renouvelables, paraît irréaliste à l’horizon 2030, car dans les pays industrialisés, la quasi-totalité des sites propices est déjà aménagée. Dans les pays en développement , il n’apparaît pas si simple de surmonter les difficultés techniques et de trouver les capitaux pour ces travaux pharaoniques. D’autant que les bons sites sont souvent éloignés des zones de consommation. Or, construire des centaines de kilomètres de lignes à haute tension dans les pays du sud pose problème au niveau de l’entretien et de la surveillance du réseau. Ainsi la plupart des experts doutent qu’il soit possible d’augmenter la production hydroélectrique de plus de 30% d’ici à 2030.

La géothermie a, elle aussi, des limites qui hypothèquent  son développement. Tout d’abord les bons sites généralement associés au volcanisme ne sont pas légions, la situation de l’Islande (70% d’énergie géothermique) est en fait quasiment unique. Quant à la géothermie profonde, qui va chercher la chaleur dans les roches sèches à quelques milliers de mètres de profondeur, elle aura du mal à trouver un équilibre économique vu l’importance des forages associés.

L'éolien connaît actuellement une croissance fulgurante, mais le problème majeur  est de ne pas pouvoir  garantir une puissance régulière. Or, on ne sait toujours pas stocker d’importante quantité d’électricité de façon acceptable. Si, par suite d’un caprice météorologique, des milliers d’éoliennes cessent de produire simultanément, c’est tout le réseau qui risque d’être déstabilisé. Même problème d’ailleurs si elles entrent en production en même temps. La surchauffe d’une partie du réseau peut entraîner des délestages, voire des effondrements.

L’emblème des renouvelables,  le solaire, connaît lui aussi une croissance exponentielle mais son incorporation au réseau cause problème, car il souffre exactement des mêmes travers que l’éolien, et de plus, coûte 5 à 10 fois plus cher. Le potentiel majeur de cette technologie réside dans des applications hors réseaux, soit pour faire fonctionner des appareils de petite puissance, soit pour la production d’eau chaude sanitaire et sa contribution potentielle au chauffage.

Certes, dans un avenir plus lointain, sous l’effet du progrès des connaissances et de la technologie, les énergies renouvelables se mettront à peser de plus en plus lourd. Sauf, que nous n’avons malheureusement pas un siècle devant nous. La course contre la montre climatique fait que le compte n’y est tout simplement pas pour remplacer nos actuelles et polluantes productions énergétiques. Afin de retarder l’échéance climatique reste donc la solution de réduction de la demande, autrement dit les économies d’énergie, c’est le poste où les progrès les plus importants et les moins chers sont possibles car il est aujourd’hui nettement moins coûteux d’économiser l’énergie que de la fabriquer.   

 

Bilan de notre action "Nettoyons la Nature" du 24 avril 2010

groupe2_nettoyons_avril2010Vous avez été nombreux à nous soutenir dans le cadre de notre action écologique sur notre commune de Décines. En pilotant cette deuxième opération "Nettoyons la Nature" notre association a pu ainsi dépolluer les berges du canal de Jonage ainsi que les terrains vagues aux abords du lycée Charlie Chaplin.

C'est ainsi que 42 décinoises et décinois ont retiré de la nature quelques....574 kg de déchets en tout genre où se mêlaient papiers, cartons, prospectus, paquets de cigarettes, bouteilles en plastique, sacs plastiques, et quelques déchets originaux comme un cadre de vélo, des pneus, radiateur de voiture, bidon d'huile, cable électrique, vêtements.....C'est très nettement supérieur à la précédente opération que nous avions réalisée en septembre 2009. Les deux remorques à notre disposition ne suffisant pas pour transporter cette fabuleuse récolte à la déchetterie, quelques coffres de voiture ont été les bienvenus.

La journée fut close par un pot convivial et festif où nous avons pu profiter pleinement de la beauté des berges du canal avec le sentiment d'avoir accompli une action nécessaire et responsable pour la nature.

  Pour visionner le diaporama de l'action "Nettoyons la Nature" d'avril 2010 c'est ici  

 

L'après Copenhague
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Le document qui est sorti de Copenhague, s’il est très insuffisant, n’en est pas moins une avancée, certes minime mais existante, vers l’accord global attendu. Reste à espérer que les décisions n’arriveront pas trop tard, si tant est que le destin de l’humanité et de la planète est effectivement en jeu.
Nous sommes au cœur de la mondialisation, finances et technologies sont les pièces maîtresses pour occuper une place de poids sur la scène mondiale mais elles déterminent aussi la maîtrise des énergies.

Les objectifs du protocole de Kyoto les seuls qui font foi pour l’instant, pour être efficaces doivent être relevés de manière drastique : diminution des gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici 2020, 80% d’ici 2050. C’est rationnellement impossible dans le contexte présent. Pour y parvenir, il ne s’agit plus seulement de changer de style de vie, mais d’abandonner tout ce qui fait notre quotidien (modes de transport, alimentation, vêtement, ordinateurs, etc…) tous ces produits dépendent des industries lourdes et polluantes comme la pétrochimie ou la métallurgie. L’autre source majeure de pollution est l’habitat : électricité, gaz, chauffage. On le voit bien, pas si facile de prendre des décisions aussi lourdes de conséquences, car le juridiquement contraignant est devenu politiquement contraignant.
De plus l’aide demandée aux pays riches est de plusieurs milliards d’euros par an, et ces pays doivent de surcroit diminuer considérablement leur consommation énergétique pour réduire leur GES, et l’argent versé aidera la Chine et l’Inde qui n’ont pour leur part aucune contrainte qui pourrait entraver leur croissance car ces pays font toujours partie des pays en voie de développement. Dans ce contexte il n’est pas étonnant que les négociations rencontrent les pires difficultés à aboutir.

 

le recyclage des déchets

Sur 12 millions de tonnes de déchets d’emballage produits chaque année en France, la moitié est réutilisée grâce au recyclage. Pour faire l’objet d’une valorisation, les déchets préalablement triés, sont séparés par matériaux dans un centre de tri et orientés vers une filière industrielle pour leur donner une nouvelle vie.

Le plastique, léger mais solide

photo98Le plastique, a littéralement envahi notre quotidien, matière par définition malléable et transformable à souhait, il occupe encore un cinquième du poids de nos poubelles.
Les emballages plastiques à valoriser sont séparés en 2 catégories, les polyéthylène téréphtalate (PET) et polyéthylène à haute densité (PEHD).
Actuellement seuls les bouteilles, les bidons et les flacons sont recyclés par des sites de régénération où ils seront transformés en paillettes ou en granulés pour être réutilisés comme matière première dans la fabrication de nouveaux objets.
Vêtements en fibre polaire, rembourrage d’anoraks, d’oreillers ou de couettes, moquettes, panneaux d’isolation acoustique, gaines de passage de câbles, tuyaux….. C’est ainsi que les bouteilles connaîtront une autre vie et retourneront  au plus près de notre quotidien avec ingéniosité, souplesse, légèreté et surtout économie.

Le recyclage redonne sa chance au papier-carton

photo97Plus de 58% de la matière première utilisée par l’industrie papetière Française sont  issus du recyclage. Ce taux important en fait la première industrie de recyclage en France. Sur les dix dernières années les papiers et cartons recyclés ont ainsi connu une progression annuelle moyenne de 2,9%.
Les papiers et cartons arrivés en fin de vie présentent un dénominateur commun : la fibre de cellulose.
Plongé dans de vastes cuves remplies d’eau, le papier se désagrège. La substance obtenue est ensuite malaxée jusqu’à ce qu’elle forme un mélange homogène, puis la pâte est filtrée pour la débarrasser de tous les éléments indésirables. Désencrées et blanchies les fibres sont recueillies, pressées et séchées puis mises en bobine. La fibre de papier peut être recyclée une dizaine de fois.
Une tonne de papier recyclé permet de sauver 17 arbres adultes et 26500 litres d’eau.

Verre et recyclage, une histoire sans fin

photo99Représentant 14 % de la production française d’emballage, le verre jouit d’une image positive auprès du consommateur. Grâce à sa beauté, sa totale imperméabilité et sa neutralité (il est sans effet sur le goût ou l’odeur) le verre apparaît comme l’emballage préféré des Français.
Il présente l’avantage de se récupérer à l’infini, sans altération de ses propriétés et sans émission polluante. On le trouve partout et sous toutes formes, vitre, récipient, miroir….
Composé de sable (silice) de chaux et de carbonate de soude, le verre peut également être fabriqué à l’aide de calcin obtenu par concassage de verre déjà fabriqué. Après usage, le verre d’emballage est  ainsi broyé pour être recyclé dans des fours verriers  où il servira à produire de nouveaux emballages en tout point identiques, ainsi une bouteille redevient…….une bouteille.

La seconde vie du métal

photo100En l’état des réserves connues et au rythme de consommation actuelle, il ne resterait plus que 40 ans de réserves prouvées en cuivre, 28 ans de plomb, 43 ans de manganèse, et seulement 17 ans d’étain. La situation est un peu meilleure sur le fer 440 ans et l’aluminium 220 ans. Le recyclage des métaux est donc une nécessité pour la continuité de l’approvisionnement. En généralisant le recyclage de vieux métaux, la pénurie peut être évitée.
Le recyclage des métaux se fait en 2 parties avec d’une part l’acier et de l’autre l’aluminium, même si leur traitement est  similaire.

  • On sépare les éléments en acier en les attirant à l’aide d’un aimant, ils sont ensuite compressés puis chauffés dans des fours (hauts fourneaux), grâce à  la chaleur de ces fours l’acier devient  alors liquide. Coulé sous forme de barres ou de plaques, il servira pour créer de nouveaux objets pour l’automobile, l’électroménager, le bâtiment, l’emballage.


  • L’aluminium recyclé possède les mêmes propriétés que le métal de première fusion. Comme le verre, il se recycle à l’infini, aujourd’hui 70 à 80% des produits en aluminium sont recyclés. L’aluminium recyclé servira principalement dans la fabrication d’alliage pour pièces moulées pour le bâtiment, l’automobile ou pour la fabrication de nouveaux emballages.

Matière et valorisation du bois

Le bois, matériau d’origine naturelle a constitué, pendant des millénaires, l’unique source d’énergie utilisée par l’homme. Aujourd’hui , il est présent tout autour de nous, construction, décoration, ameublement, papier, carton, ou encore combustible. Issu de la forêt, il est d’abord coupé avant d’entrer dans une chaîne de transformation pour aboutir à un produit fini. Chaque étape génère des déchets qui trouvent des filières de valorisation diverses.
Trois types de bois peuvent faire l’objet d’une valorisation.

  • Parmi eux on trouve  les bois d’emballages propres, dits de classe A, telles que les  palettes, les souches, les planches de bois brutes.


  • Sont également recyclés les bois issus de la filière déchets dits de classe B, à savoir les vieux meubles, les planches vernies, les panneaux à particules.


  • Et enfin les bois de catégorie C, qui sont issus de l’industrie et traités chimiquement comme les traverses de chemin de fer ou les poteaux électriques.

En France, 29% du tonnage des déchets produits par les entreprises sont des déchets de bois. Selon leur origine, ces déchets de bois peuvent faire l’objet d’une valorisation matière ou d’une valorisation énergétique.

  • Ainsi 61% des déchets de bois sont utilisés comme matière première à la fabrication de panneaux à particules ou de pâte à papier.


  • Le reste est employé comme combustible dans l’industrie ou dans les chaudières collectives. Il est utilisé à l’état brut ou conditionné sous forme de granulés ou de briquettes.

Le bois se substitue aux énergies fossiles et contribue à la lutte contre le réchauffement climatique. L’utilisation de 4 mètres cubes de bois comme combustible permet d’économiser 1 tonne de pétrole et d’éviter l’émission de 2,5 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

Le recyclage des déchets est, avant tout et surtout, le geste de tri. C’est cet acte volontaire et réfléchi qui conditionne tout le traitement des déchets et qui leur permet de rentrer dans le circuit de recyclage. En triant ses déchets, chacun de nous participe ainsi à la préservation de notre environnement.

Rappelons que le meilleur des déchets est celui que l’on ne produit pas.

 

Sortir de l’incinération et du stockage de nos  déchets

L’incinération et la mise en décharge sont les modes de traitement des déchets les plus polluants... Mais restent toujours les plus utilisés aujourd’hui en France.

camion_poubelle1 Les poubelles françaises sont remplies chaque année d’une montagne de déchets équivalente à un terrain de football rempli sur 6,5 km de hauteur. Notre société de consommation nous pousse à produire toujours plus de déchets sans se soucier réellement de leur réduction ou de leur devenir une fois produits. Au lieu de cela, la France a choisi deux solutions polluantes et non durables : l’incinération et la mise en décharge. Le Grenelle de l’environnement fixe 15% de réduction pour 2012, mais il faudra aller au-delà.
Notre pays envoie dans des fours d’incinérateurs 43% de ses déchets soit 12 millions de tonnes par an et 39% dans des décharges soit 11 millions de tonnes par an. A l’opposé, la France valorise moins de 20% de ses déchets par recyclage et compostage. Face à ses voisins, la France a ainsi des taux de recyclage très faibles. Elle détient par contre le record d’Europe du nombre d’incinérateurs, 129 répartis sur l’ensemble du territoire et compte quelques 300 décharges aux dimensions de plus en plus impressionnantes

Incinération : frein à la réduction des déchets, frein aux alternatives.

four_incinerateur_de_dechets

Le mythe du feu purificateur est dépassé mais les promoteurs de l’incinération tentent  toujours de présenter l’incinération comme une solution et non comme un problème à la crise des déchets. Les décideurs sont trop souvent acquis aux grands groupes industriels qui trouvent dans ce procédé, comme dans celui de la mise en décharge, des sources de rentabilité importantes. Loin de faire disparaître les déchets, l’incinérateur les transforme :

  • en fumées polluantes (6000 m3 par tonne de déchets brûlés)
  • en résidus de combustion  appelés mâchefer (300kg par tonne de déchets brûlés)
  • en résidus d’épuration  des fumées classés déchets dangereux (50kg par tonne )
  • en effluents liquides issus des traitements des fumées.

Pour amortir des investissements très lourds pour la collectivité, le choix de cette technologie coûteuse implique un engagement sur plusieurs décennies. Période pendant laquelle l’incinérateur devra recevoir la même quantité de déchets….Sans possibilité de réduction. Un incinérateur dimensionné pour brûler 100 000 tonnes de déchets par an devra être alimenté année après année par la même quantité de déchets pendant toute sa durée de vie soit entre 20 et 30 ans. La collectivité ne sera pas incitée à réduire ses déchets, ni à les valoriser. Un incinérateur construit aujourd’hui est un  cadeau empoisonné fait aux générations futures.
Suite à une directive européenne, la récente mise aux normes des incinérateurs actuels ne lève pas pour autant les risques. Les dioxines ne sont pas les seuls polluants présents dans les fumées où plus de 2000 molécules sont émises. Les complexes effet cocktail  (interaction des polluants entre eux) pourraient jouer un rôle important mais difficilement quantifiable sur les risques sanitaires. Par exemple, les particules fines dont l’impact sur la santé publique est reconnu par la communauté scientifique ne sont toujours pas mesurées dans les fumées des incinérateurs.
L’application du principe de précaution, inscrit dans la Constitution, voudrait que l’incinération ne soit plus promue comme mode de traitement des déchets.

Stockage des déchets : défense des intérêts privés

decharge

Le stockage, autre nom donné à la mise en décharge nécessite de grandes surfaces au sol et les sites sont généralement implantés en zone rurale. A priori, le stockage permet plus de flexibilité que l’incinérateur, car, moins  de déchets  sont enfouis  plus la durée de vie de la décharge sera longue. On peut donc envisager de réduire au fil du temps la quantité de déchets stockés.
Sans compter l’impact des transports pour acheminer les déchets, ces décharges génèrent plusieurs types de pollutions :

  • Les déchets organiques qui, en se dégradant, vont fermenter et dégager du méthane (gaz à effet de serre 22 fois plus puissant que le CO2).
  • Produire des jus qui vont se charger en éléments polluants provenant des autres déchets.

Ces gaz et jus vont contaminer l’air, le sol et les eaux. Mais l’exploitation privée des centres de stockage pousse, pour plus de rentabilité à recevoir toujours plus de déchets mélangés, dont la majorité pourrait être collectée séparément pour être compostée ou recyclée.

Les déchets organiques devraient être interdits en priorité dans les centrales de stockage mais les industriels les recherchent pour la production de gaz. Ils peuvent ainsi justifier leurs installations sous prétexte que le gaz peut être potentiellement utilisé pour produire de l’énergie. Le bénéfice tiré de l’utilisation  du gaz reste très faible face à l’ensemble des nuisances et pollutions générées par la décharge. L’énergie des déchets organiques n’est intéressante que dans la mesure où les déchets ont été séparés à la source et qu’ils sont confinés dans un méthaniseur où ils vont fermenter. L’intégralité du biogaz peut ainsi être collectée et valorisée, ce qui n’est pas le cas dans une décharge.
Ces méga-décharges avec une valorisation du biogaz se développent de plus en plus, alors que le bon sens voudrait que de petits centres bien contrôlés et proches des territoires soient construits pour ne recevoir que la partie strictement résiduelle de nos déchets (environ 20% de la poubelle). L’augmentation de la taxe sur le stockage des déchets  décidée dans le cadre du Grenelle de l’environnement incitera peut être les élus à réduire rapidement le tonnage de déchets enfouis….En souhaitant qu’ils ne soient pas tentés de les envoyer vers des fours d’incinérateurs.

Les décharges , parfois qualifiées de « bioréacteurs » par les industriels et les usines d’incinération appelées par leur promoteur « unités de valorisation énergétique (UVE) », ces nouvelles dénominations  n’ont d’autre  but que de verdir leur image et de mieux les faire accepter par les populations.
Face à la priorité trop souvent donnée aux intérêts privés, la mobilisation de la société civile doit se poursuivre pour enfin s’engager dans un cycle vertueux de gestion de nos déchets.

 

Les bons gestes pour ma poubelle

photo_poubelle1Chaque Français pousse en moyenne 530 kg par an d’achats dans son chariot de supermarché, ce qui représente en fin de chaîne 73 kg de déchets annuels.
En privilégiant le vrac, les grandes contenances et en évitant les bouteilles d’eau, le poids des déchets tombe à 26 kg. Mais en plus, l’économie est de 40 euros par mois pour une famille de 4 personnes.

La composition des ordures ménagères n'a pas fondamentalement changé depuis 15 ans

  • Déchets putrescibles 32,2%
  • Papiers cartons 21,5%
  • Verre 12,7%
  • Plastiques 11,2%
  • Textiles (dont les textiles sanitaires) 10,6%
  • Métaux 3%
  • Divers matériaux composites ou non classés 8,9%

Les emballages (cartons, plastiques, verres) constituent une part importante de nos déchets même s’ils ont tendance à légèrement diminuer ces dernières années. En parallèle, on note une forte augmentation des textiles sanitaires(couches, lingettes, mouchoirs papier …).

Que faut-il faire pour limiter nos déchets ?

  • Limiter le gaspillage des ressources avec des gestes simples de prévention peut fortement réduire ces déchets (tels le compostage domestique, le Stop-Pub, la limitation des impressions bureautiques, la restriction d’achats avec des emballages, l’utilisation de piles rechargeables…)
  • Favoriser le compostage des matières putrescibles et papiers-cartons peut  être valorisé par le compostage domestique .
  • Améliorer le tri sélectif  avec un engagement plus marqué des Français, un meilleur respect des consignes de tri, ainsi que le développement de nouvelles technologies de valorisation pourrait permettre d’extraire des poubelles grises papiers, cartons, plastiques, métaux, verre.

Des progrès dans tous les domaines sont encore largement possibles

  • La bonne volonté des Français sera prépondérante pour arriver à des résultats significatifs.
  • Mais celle des pouvoirs publics est tout aussi décisive afin d’orienter la politique déchets. La mise en place de nouvelles filières de valorisation et de traitement ainsi qu’une essentielle sensibilisation à un développement des collectes sélectives demeurent indispensables.

 

La taxe carbone carbonisée
photo_fumee_industrielle1 Le conseil constitutionnel vient d'annuler la taxe carbone contre le réchauffement climatique qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2010. Celui-ci a jugé que les exemptions à cette taxe étaient contraires à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique et surtout créaient une rupture de l'égalité devant l'impôt. Ainsi, étaient totalement exonérés "les centrales thermiques produisant de l'électricité, les émissions de 1018 sites industriels les plus polluants (raffinerie, cimenteries, cokeries...) ainsi que les transports aériens et routiers de voyageurs.

Selon ce même conseil 93% des émissions d'origine industrielle, hors carburants n'auraient pas été taxées

A gauche on ironise en jugeant que cette annulation constituait " une lourde défaite pour le Président de la République qui s'était personnellement engagé".
A droite on renvoie la balle en dénonçant "que plusieurs exceptions dénoncées par le conseil constitutionnel avaient été ajoutées à l'initiative du parlement".

Cet impôt vert, au départ certes très vertueux, s'est transformé peu à peu en une usine à gaz avec des soupapes ouvertes de tous les côtés pour évacuer la pression de l'ensemble des groupes de députés ou de sénateurs vigilants à ne pas fâcher leur cher électeur-payeur.

Nous rappelons en toute simplicité à l'attention de l'establishment politique, que l'écologie n'a pas de frontière, qu'elle n'est pas la propriété de qui que ce soit, ni de lobby corporatiste, ni même des hommes et femmes qui prétendent la représenter, et encore moins d'un quelconque parti ou idée politique.

L'écologie ne peut pas être qu'une simple taxe sans solutions alternatives proposées, l'écologie ne peut pas être à la solde des lobbys industriels, l'écologie n'est pas une corporation industrielle, l'écologie est en dehors de la mouvance politique, l'écologie n'a pas de parti, l'écologie est bien au dessus des partis.
L'écologie est une philosophie, une façon de vivre mais aussi d'entrevoir autrement l'avenir.

 

Copenhague ou l’analyse d’un échec retentissant
Comme dans bon nombre de situations une analyse s’avère intéressante que lorsque nous étudions plusieurs manières de la traiter. Connaissez-vous l’histoire du verre à moitié vide, ou du verre à moitié plein, Copenhague n’échappe pas à cette règle.

photo_mere_enfant_en_veloNous pouvons nous ranger du côté des optimistes et dire que l’accord de Copenhague permet pour la première fois d’enrôler l’ensemble des grands pollueurs industrialisés et émergents dans la lutte contre le changement climatique.
Cet accord fixe également l’objectif de limiter le réchauffement à 2° par rapport au niveau pré industriel.
Nous pouvons aussi mettre en exergue que les pays industrialisés devront communiquer avant le 31 janvier 2010 leurs objectifs de réduction d’émissions  de gaz à effet de serre à l’horizon 2020, et les pays en développement devront annoncer les actions qu’ils comptent mettre en œuvre pour atténuer celles-ci. Les engagements des pays devront être mesurables, notifiables et vérifiables par des mécanismes garantissant la transparence de leur mise en œuvre.
Ne passons pas sous silence la mise sur le tapis de 10 milliards de dollars par an en 2010, 2011 et 2012, somme destinée en priorité aux pays les plus vulnérables afin de les aider à s’adapter aux impacts du dérèglement climatique et de porter cette aide à 100 milliards de dollars par an en 2020. 

photo_tornadeMais nous pouvons aussi nous ranger du côté des plus nombreux, celui des pessimistes car cet accord négocié en secret, derrière des portes closes, en contradiction avec les règles multilatérales des Nations Unies par une sorte de G20 élargi, essentiellement les Etats Unis, l’Europe, et les grands pays émergents comme la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud, le Brésil…qui sont à eux tous, les principaux émetteurs de gaz à effet de serre.
Rappelons que cet accord n’émet aucune contrainte, aucun objectif à l’horizon 2020 ni à celui de 2050.
Même le paragraphe stipulant la nécessité d’aboutir à un traité légalement contraignant d’ici la conférence climat de Mexico fin 2010 ne figure plus dans le document final.
Difficile d’imaginer qu’avant ce prochain rendez-vous la lutte contre le réchauffement climatique qui, comme chacun le sait est une urgence vitale pour la planète, fasse de réels progrès.
Notons également que suite à l’absence d’accord contraignant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, un projet destiné à protéger les forêts tropicales de la planète à dû être enterré (rappelons que ce projet prévoyait de réduire de moitié la destruction des forêts des pays pauvres à l’horizon 2020 et d’y mettre entièrement fin d’ici 2030).        

photo_la_petite_porteComment en est-on arrivé à une sortie par la petite porte d’un accord non contraignant ?
Premièrement et malgré des travaux préparatoires tout au long de ces années écoulées, par la faute d’un consensus entre les 193 pays présents.
La divergence entre pays en développement ne pouvait laisser place qu’à un compromis juridiquement et politiquement moins engageant qu’une adoption formelle par consensus.
La conférence des Nations Unies sur le climat s’est contentée de « prendre acte » d’un texte de compromis non contraignant de 28 pays industrialisés et émergents. Compromis négocié à l’arraché notamment par les Etats Unis, la Chine, le Brésil, l’Afrique du Sud et n’a donc pas été formellement entériné, mais lui donne la même validité que s’il avait été accepté par l’ONU.

Secondement par un manque d’implication de l’Europe incapable de parvenir à une position commune et forte.                                                                                                                                             L’ego démesuré de Gordon Brown, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy incapables de s’entendre n’ont fait que plomber le leadership de l’Europe face à un Barack Obama qui, ne devant pas être présent à cette conférence, puis en laissant planer le doute et finalement en s’invitant devient le sauveur du monde, alors que son seul souci n’est autre que de favoriser les Etats Unis en confortant un axe entre les Etats Unis et la Chine au grand regret des européens.                                                                             
A- t- on entendu le Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso ? Non !!!                   
A- t- on entendu la voix de la Suède, Présidente actuelle du Conseil de l’Union Européenne ? Non !!!    
A- t- on entendu la voix du Danemark, pays organisateur de cette conférence ? Non !!!          
Visiblement les Européens dans cette conférence n’ont pas été acteurs mais spectateurs.

Troisièmement par une véritable déception sur les engagements de chacun.
Les Etats Unis en la personne de Barack Obama, plus préoccupé par les critiques sur un plan national de sa réforme du système de santé, que sur les incidences d’un dérèglement climatique, n’a pas voulu engager son pays trop fermement.

La Chine, visiblement, ne cherche pas à faire plus d’efforts que les Etats Unis. Pour cette dictature il est hors de question de laisser qui que ce soit vérifier la réalité de ses efforts, ce serait alors toucher à sa souveraineté. Que penser de cet excès d’orgueil, alors même qu’elle sera l’une des premières victimes de la tragédie du réchauffement climatique.

L’Inde, dans une attitude totalement fermée, refuse de se voir imposer un objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre en faisant valoir que les pays riches, historiquement responsables du réchauffement de la planète, doivent seuls supporter le coût de cette politique.

Les pays producteurs de pétrole qui n’ont eux aucun intérêt à rentrer dans ce processus mais qui, malgré tout réclament une compensation financière si un accord favorable est signé pour compenser une éventuelle perte de production.

Le Brésil veut voir comptabiliser ses désastreuses dépenses en carburant « vert comme le bioéthanol » au crédit de ses efforts contre le réchauffement climatique, passant sous silence la déforestation débridée de la forêt amazonienne pour permettre la culture de ces biocarburants.

L’Europe du Nord qui ne veut pas entendre parler de déforestation.

Il y a aussi des raisons financières comme celles des  pays les moins avancés et les petits états insulaires qui souhaitent obtenir de l’argent pour leur adaptation au changement climatique. Cette question de la répartition de l’argent entre les pays pauvres redéfinit leur stratégie et leur position les uns par rapport aux autres.

Mais n’oublions pas également les raisons plus politiques comme la méfiance du Soudan, pays actuellement à la Présidence du G77 (groupe représentant 135 pays en voie de développement) à l’égard du grand ennemi que sont pour eux les Etats Unis, de se voir imposer par ceux-ci une décision qu’il jugerait automatiquement et immédiatement contraire à leur volonté, ce qui accroît encore un peu plus les tensions, l’incompréhension et la confrontation entre les blocs Nord et Sud.

Quatrièmement un échec Onusien.
En totale inadéquation, le système de négociation multilatérale essayé par les Nations Unies est un fiasco absolu car il devait passer par un consensus des états participants. Cet insuccès est cinglant et la réalité atterrante, le monde n'est pas mûr pour être gouverné en communauté.

petite_sireneLes leçons de ce sommet
Désastreux, affligeant, consternant, catastrophique, tragique, les superlatifs ne manquent pas pour qualifier le peu d’égard accordé au sort de l’humanité et au manque de vision à long terme de quelques dirigeants de ce monde.
La déception politique est grande, celle du grand public est plus profonde encore. Tout ceci nous rend amer  sur l’avenir de l’humanité, les Français comme les autres citoyens d'états présents à Copenhague sont désormais face au vide.
Nous voilà sans décision et sans solution.
La complexité des problèmes est supérieure aux présentations simplistes, et l’égoïsme des nations contre le réchauffement climatique impose aussi une évolution des esprits.
Finalement, l’histoire de la petite sirène de Copenhague se finit en queue de poisson, tel est son destin, mais quel sera le nôtre ?    

 

photo_soiree_debat Il y a des soirées comme cela que l'on aimerait pouvoir poursuivre, où le temps ne compte pas. L'assentiment général à une cause, à des idées, les échanges de conseils et d'expériences ont emporté une forte adhésion de l'assistance. L'intérêt marqué du public à notre soirée-débat du 10 décembre 2009 démontre une conscience collective notable à cet ultimatum climatique.

 

Sauver la planète n'est pas uniquement la préoccupation des hommes politiques et scientifiques mondiaux.
Nous sommes tous très concernés et entièrement partie prenante.
Comment à notre niveau, dans notre commune, pouvons nous apporter notre contribution si modeste soit-elle?
Nous vous proposons de venir en débattre entre citoyens.
affichette1_soiree_debat

 

Les biocarburants

tournesol1Un biocarburant ou agrocarburant est un carburant produit à partir de matériaux organiques non fossiles.
Les biocarburants sont largement subventionnés et leur bilan écologique varie selon le type de cultures utilisé.
La majorité des agrocarburants de première génération s’avèrent moins émissifs de gaz à effet de serre que les carburants fossiles et représentent une économie moyenne de 60 à 80 % pour les plus performants.

  • En tête de classement l’éthanol de canne à sucre avec 90% de gaz à effet de serre en moins, et le diester, produit à partir de graisse animale ou d’huile végétale usée.
  • Dans la moyenne figurent l’éthanol de blé, le biodiesel de tournesol, l’huile de palme ou de soja.
  • Le bilan devient franchement médiocre pour la filière ETBE, issue des éthanols de betteraves, de blé, de maïs, avec à peine 20% d’émissions en moins. Ceux-ci devront être abandonnés car la future directive européenne exigera à partir de 2017 une économie de gaz à effet de serre de 50% au minimum.

En France, le gouvernement a lancé officiellement fin 2006 l'E85, un mélange de 85 % d'éthanol et de 15 % d'essence comme agrocarburant.
La montée en puissance de ces nouveaux carburants ne doit pas nous faire oublier qu’une agriculture intensive et débridée de ces nouvelles ressources engagera par voie de conséquence les prochaines pollutions chimiques de masse de demain.
Nous devons aussi rester vigilants afin que cette nouvelle agriculture ne se développe pas au détriment de l’humain en masquant l’obligation impérative de remplir les greniers alimentaires d’une population mondiale de plus en plus importante.

 

Automobile et écologie
photo_voiture1 L’automobile est devenue un outil indispensable à l’homme, et, l’écologie un point de passage obligatoire pour permettre à notre descendance de survivre dans un monde qui ne sera plus tout à fait celui que nous avons connu.
Difficile donc de concilier automobile et écologie, mais l’émergence des véhicules électriques  ou hybrides vient brouiller cette image.
  • Bien que l’idée semble alléchante,  les véhicules électriques pointent à un prix toujours aussi dissuasif. N’oublions pas de prendre en compte le temps de rechargement des batteries prenant jusqu'à 8 heures de branchement et le tout pour une autonomie de 200 kms d’où une vocation essentiellement urbaine.
  • Malgré un prix encore un peu élevé, les véhicules hybrides semblent être le compromis le plus adapté pour l’instant. L’hybride a l’avantage de pouvoir faire rouler des véhicules sur de grandes distances avec des consommations très compétitives. Cette solution s’applique parfaitement à des berlines de fortes motorisations et d’un poids conséquent.

C’est dans l’optique du développement d’un parc de véhicules moins polluants que l’état Français a mis en place un bonus-malus sur les voitures. Grâce au bonus écologique, les ventes de petits véhicules compacts et peu émetteurs  de CO2 sont en forte hausse avec plus de 45% sur un an.

Les Français seraient-ils devenus écologistes ou sont-ils tout simplement opportunistes ?

 

Diaporama de notre journée d'action du 26 septembre 2009
       
 

 

photo1_nettoyons_la_natureOpération « Nettoyons la Nature »
quel bilan ?

Suite à notre appel, vous avez été nombreux à nous contacter et nous soutenir dans le cadre de notre action écologique sur notre commune de Décines. Ainsi le samedi 26 septembre, notre association a pu opérer sa première action de nettoyage de la nature sur la commune de Décines en compagnie de 18 décinoises et décinois.

Cette première action citoyenne et écologique, nous a permis de mettre en lumière la nécessité d’une plus grande mobilisation pour la sauvegarde de notre environnement et du souci grandissant des décinois pour leur environnement

C’est ainsi que, le temps de quelques heures, 18 personnes ont opéré un geste citoyen pour un avenir plus propre et plus respectueux de la nature à Décines.

Sous la supervision de Sylvie LAGNEAU, chargée de mission environnement au sein de notre association, une dépollution des berges du canal ainsi que des terrains vagues aux abords du lycée Charlie Chaplin a ainsi pu être effectuée.

Voici le bilan de notre opération :

-        24 sacs de 110L chacun soit un total de 2640L de déchets en tout genre (canettes en métal, bouteilles  en verre, prospectus, sacs plastiques …) soit l’équivalent de plus de 200kg de déchets.
-        213 bouteilles en verres
-        232 canettes en métal
-        ……
  
Un tel résultat sur un périmètre aussi petit nous démontre bien l’impérieuse nécessité de faire des opérations de ce genre régulièrement et à plus grande échelle sur notre commune. Et c’est bien ce que notre association compte mettre sur pied.

Alors si vous souhaitez nous aider pour nos prochaines opérations de nettoyage de Décines, n’hésitez pas à prendre contact avec nous.

 

drapeau_onu Le dernier sommet de l’ONU sur le climat, sensé ébaucher la négociation d’un accord contre le réchauffement climatique et une concrétisation par  la signature d’un nouvel accord cet hiver à Copenhague, fut un fiasco retentissant.
Les pays qui représentent 80%  des émissions de gaz à effet de serre ne se sont même pas mis d’accord sur la façon de présenter leurs rejets. Cette présentation devient un point de négociation délicat pour les plus gros pollueurs de notre planète.
  • Certains souhaitent « un volume d’émissions par pays »ce qui semble le plus simple et le plus naturel.
  • D’autres « un volume d’émissions par habitant » et oui c’est plus avantageux pour certains.
  • Et le reste « par intensité carbonique » c’est à dire par point de PIB, une vraie usine à gaz.

Mais, au final en attendant que ces Messieurs veuillent bien trouver un accord qui ne froissent ni les uns ni les autres, la terre, elle, se meurt et ne souffre d’aucun retard.

Pour mieux comprendre le prochain rendez vous de Copenhage, cliquez ici  

 

photo_nuage2La France s’insère dans le cortège des pays européens qui taxent déjà leurs émissions de carbone.
Le Président de la république vient de trancher, ce sera 17 euros la tonne soit 4 centimes de plus sur le litre d’essence sans plomb, et 4,5 centimes sur le gasoil.
Sur les énergies liées à l’habitation ce sera 4,5 centimes pour le fioul et 0,35 centimes pour le KWh de gaz.
Nous attendrons donc avec beaucoup d’impatience les débats parlementaires sur les conditions d’application de cette taxe.

 

photo_referent1 Avec le lancement de cette rubrique environnement et la mise en place d'un référent environnement et développement durable, notre association s'engage plus avant sur un sujet qui lui tient à coeur depuis sa création. Bien implantée dans le milieu environnemental, Sylvie Lagneau a maintenant la charge d'élargir les débats sur tous les sujets liés à l'écologie concernant notre commune de Décines et le Grand Lyon.
Vous pouvez lui laisser vos messages en vous rendant sur la page contact  

 

Taxe carbone : POUR ou CONTRE ?

photo_nuageCela fait plusieurs mois, que la question d’une possible taxe carbone plane sur les réflexions politiques or il semblerait qu’une décision soit enfin prise au courant du mois de septembre.

Pourtant bon nombre de questions se trouve encore sans réponse pour beaucoup de citoyens et les effets d’annonces médiatiques n’aident pas à se faire une idée concrète et objective.

C’est pourquoi notre association a bien modestement entrepris d’approfondir le sujet afin de se faire sa propre opinion.

Qu’est ce que la Taxe Carbone ?

Qui sera touché ?

Combien cela nous coûtera-t-il ?

Voici autant de question auxquelles notre association s’est efforcée à trouver des réponses.

D'où vient l'idée d'une taxe carbone en France ?
Cette idée figurait dans le pacte écologique présenté à tous les candidats par Nicolas Hulot pendant la campagne de l'élection présidentielle en 2007.
Elle doit permettre à la France de respecter ses engagements de diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050.
Le Grenelle de l'environnement a abordé la question mais lui a préfèré l’intitulé de "contribution climat énergie".

Quel est son principe ?
Le but est d'augmenter progressivement le prix de l'énergie, en fixant un prix au CO2, l’objectif était de faire baisser la consommation et inciter les ménages et les entreprises à se tourner vers des énergies propres.
À terme, la « contribution climat-énergie » ou Taxe Carbone pourrait disparaître si son objectif est atteint.

Qui est concerné ?

Les particuliers, les administrations et les entreprises.

Quels produits seront taxés ?
L’idée originelle était de taxer toutes les énergies fossiles que sont le pétrole, le charbon et le gaz. Toutefois, le gouvernement exclut pour l'heure de l'appliquer à l'électricité car celle-ci est produite en grande partie à partir de l'énergie nucléaire, qui n'émet pas de CO2.

Quel sera son montant ?
Un prix de 32 euros la tonne a tout d’abord été avancé, soit 7 ou 8 centimes de plus par litre de carburant. En 2030, elle pourrait ainsi atteindre 100 euros la tonne.
Toutefois, le Premier Ministre, François Fillon a, quant à lui, annoncé sa préférence pour un prix moins élevé, de 14 euros, soit 3 à 3,5 centimes de plus par litre de carburant.

Cette taxe devrait ainsi rapporter au moins 3,5 milliards de recettes à l'État et coûter de 75 à 130 euros en moyenne par an aux ménages soit aux alentours de 6 à 11 euros par mois.

Toutefois, sur ce point rien n’a encore été décidé de façon ferme et définitive.

Doit-elle être compensée ?
C'est sur ce point que se concentre toute la polémique. Le gouvernement a rappelé que le produit de la taxe carbone serait intégralement compensé par un allègement de charges sociales pour les entreprises et une baisse d'impôts pour les ménages.

En effet, les ménages les plus défavorisés ainsi que les ruraux qui n’ont pas d’autres choix que d’utiliser leur voiture au quotidien seront les plus impactés par cette taxe. Des mesures financières d'accompagnement pourraient ainsi aussi être prises pour les aider.

Quel est le calendrier ?
Cette réforme devrait intervenir dès 2010. Nous en saurons plus, fin septembre avec la proposition du budget 2010 et la possible intégration à ce budget de cette Taxe Carbone.

Devons nous être Pour ou Contre cette nouvelle taxe ?
L’idée d’une imposition écologique va dans le bon sens car nous devons concentrer nos efforts en faveur d’un développement durable de notre société et consentir à de gros sacrifices pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Toutefois, deux questions restent, pour le moment, sans réponse.

La première concerne les solutions alternatives qui seront proposé aux entreprises et aux particuliers pour diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre. En effet, si on augmente le prix du carburant pour en baisser l’utilisation alors dans le même temps, il nous faudra opérer un grand développement des biocarburants, des véhicules hybrides et électriques, vérifier et imposer une isolation adéquats des batiments publics et industriels, une isolation appropriée aux habitations, développer des systèmes de chauffage dits propres (solaire, bio masse etc…), mais aussi une rénovation de nos moyens de transports en commun ….
Nous le voyons bien, sans une mise en place de véritables solutions alternatives alors cette taxe carbone deviendra un nouvel impôt comme tant d’autres et cela nous ne pouvons l’accepter.

La seconde concerne l’utilisation des 3.5 milliards d’euros issus de cette Taxe Carbone. En effet, nous ne devons pas refaire les erreurs du passé comme par exemple celle des péages autoroutiers qui devait être provisoire et avait l’objectif de financer les retraites mais qui, au final est devenue permanente et dont l’argent ne va pas intégralement aux financements de nos retraites.
En sera-t-il de même pour cette contribution climat énergie ?

Sans réponse précise à ces deux questions, il nous est impossible de déterminer une position définitive.

 

Voir un autre article du Progrès du 05 septembre 2009.... Le Progrès du 05 septembre 2009....

 

L'ambroisie est particulièrement bien implantée dans la région Rhône Alpes.

 

carte_ambroisie

photo_76

 

Ambroisie : le fléau végétal de la rentrée

Décines n’y échappe pas, personne ne fait rien !

photo_ambroisie1 Nous voici début septembre et comme chaque année l’ambroisie fait également sa rentrée.

Depuis mi-août, cette plante allergogène a commencé à faire ses ravages au sein de la population. En moyenne, elle touche 10% de la population, lui provoquant rhinite, conjonctivite, trachéite, asthme, urticaire, eczema ….

Les coûts des soins qui découlent de ces allergies sont estimés, en Rhône-Alpes, aux alentours de 1.6 millions d’euros.

Malheureusement, cette année encore, nous ne sommes pas épargnés. En effet, le risque allergique d’exposition au pollen, dans le département du Rhône est classé comme très élevé ; la classification maximum.

Voici quelques chiffres :

  • 6 à 12% des Rhônalpins touchés
  • Sur une échelle de 1 à 5, potentiel allergisant de 5
  • 1 milliard d’€ de dépenses médicales en 10 ans
  • 1 pied d’ambroisie = 3800 graines
  • 5 grains/m3 d'air suffisent pour déclencher une allergie

Notre commune de Décines n’est pas non plus épargnée cette année. Le site du Montout, les voies de tramway … sont des zones propices au développement de cette plante envahissante.

Mais ce qui est le plus navrant dans la gestion de cette invasion végétale est l’absence de réaction des pouvoirs publics, comme le rappelait, le vice-président du Conseil Général, Jean-Luc Da Passano en juillet dernier.

En effet, le département est positionné en première ligne dans la lutte contre l’ambroisie avec notamment ses brigades vertes mais il déplore l’absence de l’aide de la région, du Grand Lyon et des communes.

Il nous faut bien constater que malheureusement notre commune ne se soucie que bien peu de ce fléau végétal.

 

 

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